Soft Landing : un partenariat entre incubateurs européens pour développer l’innovation à l’international

Naturellement tourné vers l’international, IMT Starter accompagne ses projets incubés sur la voie du développement européen. Le projet Soft Landing, auquel participe l’incubateur IMT Starter, permet aux startups et PME en pleine croissance de découvrir les écosystèmes de différents incubateurs européens. Le but est de leur donner un coup de pouce pour qu’elles développent leur activité à l’échelle l’international.

Soft Landing est le fruit d’une collaboration entre quatre incubateurs européens : Startup Division en Lituanie, Crosspring Lab au Pays-Bas, GTEC, en Allemagne,  F6S Network au Royaume-Uni et IMT Starter, incubateur de Télécom SudParis et Télécom École de Management à Évry, en France. 

 

Découvrir les spécificités de chaque pays

Durant les deux ans du projet, des représentants de chaque pays  se déplaceront dans les incubateurs partenaires pour découvrir et comprendre l’écosystème de startups qui s’y développe. Pour ces représentants, le but est également de repérer les spécificités, les compétences, tout comme les potentiels marchés, qui pourraient intéresser les startups de leur propre pays. « Chaque pays a ses domaines de prédilection : les Allemands travaillent beaucoup autour du thème de l’industrie, alors qu’au Pays-Bas et en Lituanie, les projets tournent plus autour de la FinTech. » ajoute Augustin Radu, chargé d’affaires de l’incubateur IMT Starter, « Nous sommes à IMT Starter, naturellement tournés vers les technologies de l’information. »

Une fois qu’ils auront effectué ces missions de découverte, les représentants retourneront auprès des startups de leur pays pour leur présenter les opportunités possibles. « À IMT Starter, nous avons prévu une mission en Allemagne au mois de mars, une en avril aux Pays-Bas, au mois de mai c’est nous qui recevrons un représentant étranger, et en juin nous partons en Lituanie. » explique Augustin Radu. « D’autres missions en dehors de l’Union Européenne, dans la Silicon Valley et en Inde, pourraient également avoir lieu. »

 

Accueillir des startups étrangères au sein des incubateurs

Une fois que les spécificités et les possibilités de chaque incubateur ont été définies, les startups peuvent demander à être accueillies pour une durée limitée dans un écosystème partenaire. « En tant qu’incubateur, nous allons accueillir des jeunes pousses qui vont  bénéficier d’un accompagnement sur mesure. » affirme Augustin Radu. « Elles vont pouvoir s’installer dans nos locaux, faire appel à notre réseau de partenaires industriels, collaborer avec nos chercheurs et nos laboratoires. L’objectif est de leur trouver des talents, pour les aider à monter leur business. »

 

Décloisonner le développement de la recherche et des jeunes pousses

IMT Starter est en effet le seul incubateur partenaire du projet relié à un établissement supérieur d’enseignement et de recherche, l’IMT. Une particularité qui, selon Augustin Radu, peut apporter beaucoup de visibilité à l’incubateur français.

En plus de favoriser le développement des jeunes pousses à l’étranger, le projet Soft Landing décloisonne également le milieu de la recherche, en proposant aux chercheurs des écoles associées à IMT Starter de rencontrer et de nouer des partenariats avec des jeunes entreprises étrangères. « Sans cette initiative, il était difficile d’imaginer qu’un chercheur français puisse collaborer avec une startup allemande ! Alors qu’aujourd’hui, si une jeune pousse européenne s’installe dans notre incubateur parce qu’elle a besoin de notre expertise, elle pourra facilement travailler avec nos laboratoires. »

Le projet s’inscrit alors comme un moyen d’accélérer le développement de l’innovation, à la fois en créant des ponts entre le monde de la recherche et l’écosystème des startup, mais également en poussant les jeunes entreprises européenne à se projeter à l’échelle internationale.  Une nécessité à laquelle répond le projet Soft Landing, en élargissant le spectre des possibles pour les startups européennes. Les innovations produites sur le vieux continent pourraient alors avoir l’écho international qu’elles méritent.